NOUVELLES


2026.03.21 – 2026.04.25
Michel de Broin: Triste Entropique
Blouin Division | Toronto

La galerie Blouin Division a le plaisir de présenter Triste Entropique, une exposition des nouvelles œuvres de Michel de Broin.

Avec Triste EntropiqueMichel de Broin révèle une série de nouvelles œuvres qui se dressent comme les monuments d’un monde dissipé. Idoles de l’épuisement et de la perte, elles condensent des flux impalpables dans leur forme minérale. Dissolution et intensité, effacement et effusion traversent en filigrane les surfaces de l’exposition, qui captent ces forces fugitives et les retiennent, un instant, dans le temps et l’espace.

On pourrait envisager les œuvres de Triste Entropique comme des antiquités exhumées du site archéologique d’une civilisation éteinte dont nous pouvons deviner les causes de sa disparition. Peut-être que ces vestiges consacrent la décadence matérielle et l’insuffisance des infrastructures qui ont facilité son déclin culturel. Peut-être que ces objets exhumés furent jadis les icônes vénérées d’une société vouée à l’épuisement complet de son monde naturel. Peut-être étaient-ils les objets rituels d’une secte annihiliste qui, en célébrant le sacrifice de l’énergie, aspirait à plonger sa civilisation fracturée dans une immanence brûlante avec le soleil.

Le mot entropie, issu du grec en (dans) et tropē (changement), signifiant littéralement « transformation intérieure », résonne à travers les créations de Broin. Mais le lien que ces formes entretiennent avec l’entropie demeure complexe, ambivalent. Bien qu’une certaine mélancolie soit palpable dans ces œuvres – perte d’énergie, d’écosystèmes ou de sens – les formes ne s’attardent pas à la dégradation. À rebours de la dispersion, du désordre et de l’oubli, les sculptures de Broin semblent suspendre le temps en donnant une présence sensuelle à la dépense. Elles sont les témoins de l’éphémère, se dressant comme le témoignage de notre existence passagère.

-Michael Nardone

2025.11.08 – 2026.03.07
Michel de Broin: Triste Entropique
Blouin Division | Montréal

La galerie Blouin Division a le plaisir de présenter Triste Entropique, une exposition des nouvelles œuvres de Michel de Broin.

Avec Triste EntropiqueMichel de Broin révèle une série de nouvelles œuvres qui se dressent comme les monuments d’un monde dissipé. Idoles de l’épuisement et de la perte, elles condensent des flux impalpables dans leur forme minérale. Dissolution et intensité, effacement et effusion traversent en filigrane les surfaces de l’exposition, qui captent ces forces fugitives et les retiennent, un instant, dans le temps et l’espace.

On pourrait envisager les œuvres de Triste Entropique comme des antiquités exhumées du site archéologique d’une civilisation éteinte dont nous pouvons deviner les causes de sa disparition. Peut-être que ces vestiges consacrent la décadence matérielle et l’insuffisance des infrastructures qui ont facilité son déclin culturel. Peut-être que ces objets exhumés furent jadis les icônes vénérées d’une société vouée à l’épuisement complet de son monde naturel. Peut-être étaient-ils les objets rituels d’une secte annihiliste qui, en célébrant le sacrifice de l’énergie, aspirait à plonger sa civilisation fracturée dans une immanence brûlante avec le soleil.

Le mot entropie, issu du grec en (dans) et tropē (changement), signifiant littéralement « transformation intérieure », résonne à travers les créations de Broin. Mais le lien que ces formes entretiennent avec l’entropie demeure complexe, ambivalent. Bien qu’une certaine mélancolie soit palpable dans ces œuvres – perte d’énergie, d’écosystèmes ou de sens – les formes ne s’attardent pas à la dégradation. À rebours de la dispersion, du désordre et de l’oubli, les sculptures de Broin semblent suspendre le temps en donnant une présence sensuelle à la dépense. Elles sont les témoins de l’éphémère, se dressant comme le témoignage de notre existence passagère.

-Michael Nardone

2024.11.30 – 2025.11.30
Je présente quelques sculptures des séries Tubulus et Syndrome pour l’exposition Experience Pommery #18, à Reims. L’exposition dure environ une année.
Commissaire de l’exposition : Fabrice Bousteau
Vernissage le 21 janvier à la Maison Pommery.
Il s’agit d’une série de sculptures en bronze que j’aime envisager comme une collection de portraits — si j’avais été un pipeline. Les formes biomorphiques rappellent les origines organiques du pétrole, tandis que leurs courbes sensuelles incarnent la résistance, dispersant l’énergie des flux visqueux qui les traversent et formant des structures complexes, enroulées sur elles-mêmes. À la croisée des infrastructures industrielles et des formes organiques anthropomorphes, ces sculptures révèlent notre profond enchevêtrement avec les systèmes qui soutiennent la vie moderne. En détournant les flux réguliers vers des labyrinthes de courbes enchevêtrées, elles exposent la complexité de notre dépendance, transformant l’efficacité de la distribution en une résistance retournée sur elle-même.
Merci au commissaire Fabrice Bousteau, à Nathalie Vranken, à la Galerie Trépanier Baer et à toute l’équipe des Champagnes Pommery.

2024.10.31 – 2025.01.04
Interior and the Collectors, no. 15
Avec Michel de Broin / HR Giger/ Célia Hay / Lina Lapelyte / Robin Leforestier / Le Gentil Garçon / Ella Mievovsky / Catherine Mulligan / Rembrandt / Evelyne Ricord / Sybille Ruppert / Fabien Villon / Banks Violette
Arles, France

ARCHIVES DE NOUVELLES
2026.03.21 – 2026.04.25
Triste Entropique
Blouin Division, Toronto, Canada
2025.11.08 – 2026.03.07
Triste Entropique
Blouin Division, Montréal, Québec
2024.11.30 – 2025.11.30
Tubulus et Syndrome
Experience Pommery #18, Reims, France
2024.10.31 – 2025.01.04
Interior and the Collectors, no. 15
Arles, France
2024.10.04
Corps Tensible
Jing'an Sculpture Park, Shanghai, China
2024.09.25 – 2024.12.01
Echoes Among Us
Shanghai, China
2024.09.21 - 2025.01.05
Les voix des fleuves, la 17° biennale d'art contemporain de Lyon
Lyon, France
2024.07.18 – 2024.09.14
Absolute Chairs
Aichi Prefectural Museum of Art, Japan
2024.04.26 – 2024.09.01
Humain Autonome : Déroutes
Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, France
2024.01.01 – 2024.06.30
Résidence à la cité internationale des arts
Paris, France
2022.10.31
Embrase-moi à la Musée d'art de Joliette
Joliette, Québec
2021.11.19. au 2022.02.13
La 5e Biennale internationale d’art numérique (BIAN), organisée par ELEKTRA
Arsenal Montreal
2021.05.08 - 2021.06.07
Ruhr Ding: Climate
Urbane Künste Ruhr, Allemagne
2020.02.09 - 2020.08.30
La main du magicien dans la froide lumière du jour
Musée d'art contemporain des Laurentides, Canada
2020.06.25 - 2020.11.08
Zero Emission
Museum Leipzig, Allemagne
ARCHIVES DE NOUVELLES

TEXTES


Seuils
Nathalie Bachand, Conseil des arts du Canada

Seuils propose l’expérience d’un transit. L’exposition rappelle la vélocité de nos trajets urbains, ces microcoupures dans l’espace-temps du quotidien. L’installation requalifie la mécanique interne de dispositifs d’ouverture des anciennes voitures du métro de Montréal qui fut inauguré pour l’Exposition universelle de 1967. Maintenant remplacées par des équipements plus modernes, les voitures MR-63 aujourd’hui obsolètes ont marqué l’imaginaire du déplacement collectif à Montréal. Survivant au cycle de consommation, l’œuvre contribue à maintenir vibrante cette mémoire technique. Il s’agit ici d’une forme d’investigation d’autres mondes possibles à partir des vestiges de celui-ci.

Mécanismes entropiques et appareils remodelés : Michel de Broin et l’inconscient technologique
Daniel Sherer, Musée d’art contemporain de Montréal

L’œuvre de Michel de Broin porte sur la remise en fonction paradoxale d’objets utilitaires, de dispositifs mécaniques, d’architectures et d’infrastructures urbaines. Couvrant un large spectre, elle ouvre de nouvelles perspectives sur les multiples systèmes techniques et formes de médiation qui affectent notre vie, souvent de manière imperceptible. Depuis plus d’une vingtaine d’années, de Broin crée un corpus d’œuvres énigmatiques et captivantes qui confèrent un caractère étrange aux lieux, aux flux d’énergie et aux technologies usuelles.

Les châteaux de sable
Michel de Broin, Inter, art actuel #130

Installée au 68e  étage de la tour de la banque BMO à Toronto, l’installation Les châteaux de sable cherche à entrer profondément dans l’imaginaire de l’établissement financier. Elle s’apparente à une ligne de production industrielle dévouée à la construction désespérée de châteaux de sable.

Entre le possible et l’impossible
Nathalie de Blois, Musée national des beaux arts du Québec

Depuis plus d’une dizaine d’années, Michel de Broin approfondit une pratique transdisciplinaire au moyen de laquelle il remet en question les systèmes et leur articulation. Adoptant une attitude critique et ludique vis-à-vis des objets usuels et des conceptions courantes, l’artiste s’applique à rendre visibles, par la voie de métaphores et d’analogies d’une riche profondeur, les forces à l’oeuvre dans le mouvement des énergies qui guident nos actions et gouvernent nos pulsions.

Sculpture of Steel, City of Nerves
Bernard Schütze, Espace art actuel

Dendrites, a public artwork recently inaugurated along with its sit — Place de l’Aviation Civile International, is a fascinating and consistent extension of Michel de Broin’s ongoing and prolific art practice. In fact the work combines two elements that are characteristic of his multifaceted approach.

Michel de Broin at Bitform Gallery
Darren Jones, Artforum

Michel de Broin’s US solo debut activates cracked lightbulbs, wood logs, bronze castings, and a bicycle with electric currents. The Montreal-based artist calls upon these basic objects to convey fundamental physical forces, all the while adding a trace of whimsy to his works.

Michel de Broin
Bryne McLaughlin, Art in America

There's a dizzy logic to the work of Montreal artist Michel de Broin. Take, for instance, his sculpture Révolution, a maquette version of which opened his recent survey exhibition at the MACM. Commissioned in 2010 for the Couvent des Jacobins in Rennes, France, the massive work (which remains in France) features a knotted, 100-foot-long steel staircase designed to confound notions of beginning and end.

Disruption From Within
Rodney LaTourelle, Plug-In ICA

For his first solo exhibition in Western Canada, Michel de Broin presents recent work in various media. His art may take many forms, from traditional sculpture to installations, actions, and video, but it always employs a rupture in the logic of a particular convention, whether it is an object, situation, or process. Perversions, detours, and odd juxtapositions are strategies that repeatedly appear in his work, which uses the combination of unrelated systems in order to expose overlooked preconceptions.

La disspiation sur le virage
Laetitia Chauvin, Esse

L'observation et l'analyse des œuvres de Michel de Broin nécessitent souvent des détours par la chimie, la physique, la mécanique, le design moderne, l’architecture ou la futurologie. Sa dernière exposition, qui signe son retour sur la scène parisienne dans le nouvel espace de la galeriste Eva Meyer, ne déroge pas à cette règle. Fidèle à ses sujets de prédilection, il conçoit une exposition dans la droite ligne de ses œuvres antérieures, dont les modes opératoires procèdent par accumulation et reconfiguration d’objets usuels, détournement de techniques, bricolage de petite ou de grosse machinerie.

A Logic of Being Against?
Bernard Lamarche, Parachute

Resistance is born of one force’s thwarted affections for another... It does not confront the enemy in order to inflict defeat upon it but struggles with adversity, for which the adversary is only a stand-in, in order to weaken it and make it give in...

@ Véronique Ducharme, 2018

Michel de Broin approfondit sa pratique artistique en explorant les interstices entre les systèmes de circulation, les objets fonctionnels et modelés, ainsi que les matérialités invisibles. Ses œuvres perturbent les logiques d’usage établies, révélant les tensions entre l’efficacité technique et la fragilité inhérente des structures qu’il interroge.

En manipulant les matières et les objets, de Broin en extrait leur potentiel latent, les transformant en entités hybrides et détournées qui produisent de nouvelles significations. À travers une réévaluation des normes, il met en lumière les dynamiques des flux énergétiques, des cycles de transformation et de résistance, véhiculant des contradictions poreuses qui invitent à la réflexion.

Son travail engage la matière comme vecteur d’interrelations complexes, où le vide, l’excès et le résidu agissent comme des forces actives. Ces éléments permettent de repenser la porosité entre les notions de forme et d’informe. Michel de Broin explore ainsi les systèmes dans leur contingence, leur potentiel d’échec et leurs seuils de rupture, où les objets dépassent leur utilité première pour devenir des espaces de spéculation poétique et critique.

Son travail a été exposé à la Biennale de LyonMusée d’art contemporain de Montréal; au Musée d’art contemporain du Val-de-Marne (France); au Künstlerhaus Bethanien (Berlin); au Plug-In Institute of Contemporary Art (Winnipeg); au Musée Tinguely  (Bâle); au Centre d’art Villa Arson (Nice); à Eyebeam (New York); et au Musée d’art Hessel (New York). Plusieurs musées et collections publiques ont fait l’acquisition de ses œuvres, notamment le Musée des beaux-arts du Canada; la Art Gallery of Ontario; le Musée des beaux-arts de Montréal; le Musée national des beaux-arts du Québec; la Ville de Montréal; le FRAC Poitou Charentes (France); et le Neuer Berliner Kunstverein (Allemagne).

Ses œuvres d’art public et ses commandes incluent Dendrites (Montréal, 2017); Seuil (Montréal, 2017); Interlude (Québec, 2016); Bloom (Calgary, 2015) ; Possibilities (Mississauga, 2012); Interlace (Changwong, 2012); Majestic (Nouvelle-Orléans, 2011); Revolution (Rennes, 2010); Arc (Montréal, 2009); La maîtresse de la Tour Eiffel (Paris, 2009); Overflow (Toronto, 2008); Encerclement (Christchurch, 2006); Shared Propulsion Car (New York, 2005 et Toronto, 2007) ; Révolutions (Montréal, 2003).

Gagnant du Sobey Art Award 2007, de Broin a également reçu du soutien du Conseil des arts du Canada, de la Harpo Foundation (Los Angeles) et de la Krasner-Pollock Foundation (New York). Il a également obtenu une résidence au International Studio and Curatorial Program (New York), au Studio Acme (Londres), au Kunstlerhaus Bethanien (Berlin) et à la Villa Arson (Nice).

Il est représenté par la  Galerie Blouin Division, située à Montréal.

Michel de Broin vit et travaille à Montréal, au Canada.